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vendredi 23 août 2019

Review #599 : Le Gus’t – Selection XVIII – Speyside 1988


Review #599 : Le Gus’t – Selection XVIII – Speyside 1988

L’embouteilleur manosquin Le Gus’t se démarque une fois de plus sur le marché du whisky avec un single cask d’exception...

Il ya peu, je vous parlais de deux versions de Ben Nevis embouteillées à des âges différents (voir
ici pour le 27 ans et ici pour le 11 ans) que j’ai réellement appérciées.
Cette fois il s’agit d’un blended malt de 30 ans en provenance du Speyside. C’est en fait un teasponning d’une distillerie légendaire de la région (celle qui vient de s’enterrer dans des maisons de Teletubbies) et dont nous ne pouvons pas dire le nom...  Quand on connaît la distillerie et les prix qu’ils demandent pour un nectar de 30 ans, on se dit que pour moins de 200 euros en embouteillage indépendant, on n’hésite pas une seconde.

Les dernières sorties de cette distillerie en embouteillage propre ne font pas l’unanimité.  Certains disent qu’elle perd ses lettres de noblesses car la qualité actuelle n’a plus rien à voir avec les versions plus anciennes, et pourtant les prix flambent, surfant sur la notoriété du nom.  Avec une distillation de 1988, on est encore dans les anciennes versions, celles qui ont fait la renommée de la distillerie à cette époque.

Voici donc un single sherry butt (n°15A/105), embouteillé le 23.04.2019, en brut de fût, sans filtration à froid ni coloration artificielle. Le fût a donné 510 bouteilles.


La dégustation

Robe : sherry amontillado
Nez : très engageant et assez complexe, alliant les notes habituelles du sherry, caramel, fruist secs, à des arômes de chocolat, d’orange, et de réglisse, avec une légère tendance herbacée sous jacente.

Bouche : la couleur et la description annoncent un super-sherry, mais finalement, bien que présents en bouche, les marqueurs ne dominent pas la dégustation.  La bouche est douce et complexe, corpulente et riche, un peu grasse, sur des noisettes grillées, du caramel, des agrumes, des épices exotiques, un peu de menthol et de bois de chêne.
Finale : longue, asséchante, le bois se révèle d’avantage et la complexité gustative se maintient très longtemps.  Du pur bonheur.

C’est l’une des révélations de l’année, en ce qui me concerne.  Je dois dire que je n’ai pas beaucoup de recul avec cette distillerie, surtout avec des vieux nectars. Les plus jeunes malts dégustés ne m’ont pas laissé de souvenir impérissable. Mais je comprends mieux ce qui a créé cette réputation « premium » il y a une vingtaine d’années.
Bravo à Le Gus’t pour cette dégustation.
A suivre, lundi, un Glen Keith de 24 ans...
Pat Whisky Explorer

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